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Les cinq domaines de recherche du programme Gouvernance européenne
Domaine I : Cohésion économique et sociale (coordination René Leboutte )
| Cet axe se concentre sur les acteurs et leurs réalisations dans deux champs complémentaires : Etude de l’évolution de la politique adoptée par la Banque européenne d’investissement et celle du Fonds européen d’investissement en adoptant une approche comparative (notamment au regard d’autres organes comme la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) créée en 1991) : actions de la BEI en faveur de la réduction des déséquilibres régionaux et de la cohésion économique et sociale ; actions de la BEI dans la politique de voisinage ; Les politiques économiques et sociales européennes dans les nouveaux Etats membres et dans les Etats candidats à l’adhésion, notamment l’action internationale de la BEI et de l’EIF en termes de développement (en particulier en Europe centrale et orientale) ; Innovation technologique et reconversion industrielle : l’originalité européenne des fonds de reconversion industrielle, d’aides aux régions industrielles et de réadaptation des travailleurs interventions (Fonds CECA ; Fonds social européen, Feder). Cohésion sociale et identité européenne. La notion ambiguë de gouvernance européenne, apparue à un moment-clé de l’histoire de l’UE (1985-1995) révèle une tension dont les racines sont très profondes et dont les développements sont difficilement prévisibles (Constitution européenne) : tension entre identité européenne et identité nationale, entre souveraineté nationale et pouvoir supranational, entre approfondissement et élargissement, entre protection/promotion d’un modèle social européen et défi de la nouvelle économie, etc. Il est donc important d’associer les questions d’identités en Europe et celles de gouvernance européenne dans le contexte de l’européanisation des processus d’identification, de réception-perception de l’autre, de l’européanisation même de l’Europe dont les frontières n’ont jamais été aussi floues. La gouvernance européenne apporte-t-elle une réponse à ces questions ou n’est-elle qu’un stratagème afin de cacher le défaut de gouvernement européen. Ces questions soulèvent les problèmes de l’existence embryonnaire d’une conscience politique européenne basée sur une politique identitaire et de la légitimité même de la gouvernance européenne au regard du « seul » élément d’identité européenne : respect des Droits de l’Homme. |
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Domaine II : Démocratie, Etudes parlementaires & Processus de Décision dans l'Union européenne (coordination Philippe Poirier )
| Cet axe vise à étudier les valeurs des Européens, les sources et enjeux constitutionnels de l’intégration européenne, les processus de mobilisation et d'action collective au niveau européen, l’européanisation des régimes politiques des États membres - particulièrement ceux de petite dimension-, le parlementarisme en Europe et, le rôle des régions à pouvoir législatif et des eurorégions, de l’Union pour la Méditerranée dans la Gouvernance européenne. l’Axe II est partenaire de nombreux réseaux et programmes de recherche internationaux (notamment Providing an Infrastructure for Research on Electoral Democracy in the European Union & European Union Democracy Observatory coordonnés par l’Institut universitaire européen de Florence ; European Citizens’ Consultations coordonné par la Fondation Roi Baudouin pour la Commission européenne ; Bertelsmann Transformation Index coordonné par la Bertelsmann Stiftung pour l’OCDE, etc.) et co-coordonne le réseau international SEDEPE qui étudie la sélection et les carrières des élites politiques. Dans les quatre dernières années, l’Axe II a remporté plus d’1,2 million d’euros pour le financement de projets de recherche issus de conventions avec la Commission européenne, le Parlement européen, le Gouvernement et le Parlement luxembourgeois, répondant à des appels internationaux et nationaux de recherche type CORE du Fonds National de la Recherche et internes à l’Université, tous évalués par des comités externes. Les principaux domaines de recherche sont :
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Domaine III : Gouvernance comparée- Europe dans le Monde (coordination Jean-Paul Lehners & Harlan Koff )
| L’originalité de la démarche réside aussi dans l’approche méthodologique comparative. Le livre blanc sur la gouvernance européenne (2001) souligne d’ailleurs que « l’Union européenne doit contribuer au débat sur la gouvernance mondiale et jouer un rôle important afin d’améliorer le fonctionnement des institutions internationales. » L’axe vise à comparer le « modèle européen » avec d’autres modèles d’intégration régionale à l’échelon mondial (ALENA, MERCOSUR, UMA, ASEAN, etc.). Cette vision constitue une innovation méthodologique, mais aussi une déclaration normative dans la mesure où elle oriente la notion de gouvernance européenne vers une dimension globale. L’axe engage en outre la discussion de l’impact de la gouvernance européenne dans le monde. Intégration régionale dans une perspective comparative : Récemment, les recherches comparées sur l’intégration régionale ont mis en évidence l’émergence de différents modèles de gouvernance à travers le monde. La globalisation a amené à repenser les relations entre organisations supranationales, gouvernements nationaux, groupes d’intérêt et acteurs économiques. De plus, il apparaît que l’intégration régionale a un impact sur les questions liées à la justice sociale et affecte la nature et l’exercice du pouvoir dans les relations internationales (débats sur les relations entre “hard power” comme formes traditionnelles de pouvoir, et “soft power” comme influence des intérêts à travers les canaux économiques et culturels). Cet axe envisage cette problématique suivant une approche comparative à propos des questions de politique de voisinage ( border politics ), d’économie politique, de politique des migrations, de l’environnement, des questions d’affaires étrangères et de sécurité ; Relations transatlantiques : Les relations transatlantiques ont toujours été centrales dans le développement de l’UE. Cependant, elles ont évolué de sorte qu’elles ne peuvent plus être réduites aux relations Etats-Unis/UE, notamment en raison de l’essor de ALENA. Cet axe entend examiner ces relations transatlantiques dans un contexte d’interdépendance globale à propos de questions telles que la concurrence économique, la politique monétaire, les affaires étrangères, la sécurité, l’éducation et la recherche; Droits de l’Homme, justice sociale, démocratie et développement : L’Europe a développé des régimes politiques et des formes d’intégration régionale (l’UE, Conseil de l’Europe) fondés sur le principe du respect des Droits de l’Homme. Il est courant d’assimiler Droits de l’Homme et « valeurs communes européennes ». L’existence d’institutions telles que la Cour européenne des Droits de l’Homme, le Conseil de l’Europe, la Cour de Justice européenne (qui est appelée à jouer un rôle grandissant en matière de Droits de l’Homme) a créé un système destiné à faire respecter les Droits de l’Homme tant à l’intérieur de l’Europe qu’en dehors. La recherche proposée ici entend apporter une réflexion critique sur les sources et enjeux normatifs de l’Europe et de son avenir et sur les relations complexes entre intégration régionale et protection des Droits de l’Homme dans le monde. Ce volet du axe devra être développé en collaboration avec l’European Inter-University Centre for Human Rights & Democratisation (participation au European Master’s Degree in Human Rights & Democratisation). |
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Domaine IV : Analyse des politiques publiques (coordination Robert Harmsen )
| Cet axe, nouvellement créé en novembre 2008, structurera ses travaux en vue de contribuer au renouveau et à l’expansion des agendas de recherche autour du thème de l’Européanisation, cherchant à mieux problématiser les dynamiques de la formulation des politiques publiques dans des systèmes complexes de gouvernance à plusieurs niveaux . En tant que tel, une partie des recherches entreprises sous cette rubrique se concentrera nécessairement sur les impacts des politiques publiques de l’Union européenne sur leurs homologues nationaux, mais les analyses ne se limiteront pas à l’étude de cette simple dynamique unilatérale, en interrogeant plus largement les multiples formes de « dialogues » autour des politiques publiques qui s’instaurent dans l’espace politique europée n. Les travaux de l’axe se focaliseront sur l es conditions de l’exercice des influences nationales sur la formulation des politiques publiques au niveau européen , aussi bien que sur les emplois faits des référents (et, le cas échéant, des référentiels) européens par les acteurs nationaux à des fins internes. L’étude des dynamiques transnationales des transferts des politiques publiques – instances d’une Européanisation de mimétisme ou de socialisation dans l’absence des contraintes formelles (légales) – occupera aussi une place privilégiée dans les travaux de l’axe. Cet se veut plus généralement un lieu de croisement de différentes approches disciplinaires et de diverses traditions nationales dans l’étude des politiques publiques, cherchant ainsi à faciliter l’émergence des innovations méthodologiques par l’effet des synergies (dont, en premier lieu, une tentative de revitaliser le rôle autonome des acteurs dans les problématiques de l’européanisation par le biais d’un croisement systématique du néo-institutionnalisme anglo-américain et d’une sociologie politique particulièrement développée dans les études européennes françaises). D’une manière complémentaire aux recherches menées sous la rubrique de l’Axe III, l'Axe IV élaborera aussi des schémas de recherche comparatifs dépassant le seul cadre européen, examinant l’évolution des politiques publiques dans le cas (notamment) des autres sociétés post-industrielles – ce qui permettrait une appréciation plus fine des spécificités (et des limites) d’un modèle de « Gouvernance européenne » par rapport aux tendances lourdes de la mondialisation . La première phase de la réalisation de cet agenda de recherche se déclinera autour de trois projets empiriques – sélectionnés à la fois pour leur complémentarité par rapport aux trois autres axes et leur pertinence dans le contexte national:
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Domaine V: Les Fondations philosophiques du Fédéralisme (coordination Dietmar Heidemann )
| Cet axe vise à la reconstruction des fondements philosophiques du fédéralisme comme un élément constitutif de la gouvernance européenne. L’origine théorique du fédéralisme moderne est la pensée du Siècle des Lumières, notamment l’écrit kantien "De la paix éternelle" (Zum Ewigen Frieden, 1795). Dans cet ouvrage, Kant développe une théorie portant sur les conditions d’une paix perpétuelle qui se base sur des structures politiques supranationales en Europe. Cette théorie représente le document de la fondation de l’idée du fédéralisme moderne. Le projet se concentre sur la découverte des fondements philosophiques de cette idée, fondements pas du tout manifestes dans la théorie kantienne, mais qui peuvent être découverts en considérant le contexte du Siècle des Lumières. Plus concrètement on peut identifier ces fondements selon trois points de vue : (a) les fondements anthropologiques, (b) les fondements rationnels et (c) les fondements pratiques. L’objectif du projet est de découvrir lequel de ces types des fondements est déterminant pour l’idée du fédéralisme moderne. Les résultats du projet vont contribuer à une compréhension plus profonde du fonctionnement de la gouvernance européenne. |









